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INCESTE : Des Expertes Indépendantes mandatées par l’ONU appellent la France à agir de toute urgence !
Inceste : des expertes indépendantes mandatées par l’ONU appellent la France à « agir de toute urgence »
19 Janvier 2024 : Les expertes appellent également à mettre fin aux « traitements discriminatoires » subis par les mères qui dénoncent les abus sexuels.
Plusieurs expertes indépendantes de l’ONU ont appelé, vendredi 19 janvier, la France à « agir de toute urgence » pour protéger les enfants contre l’inceste et toutes les formes d’abus sexuels, et mettre fin aux « traitements discriminatoires » subis par les mères qui les dénoncent.
Ces expertes − deux rapporteuses spéciales et les cinq expertes du groupe de travail sur la discrimination à l’égard des femmes et des filles − demandent aux autorités françaises de « s’attaquer aux traitements discriminatoires et aux violences subies par les mères qui tentent de protéger leurs enfants de la prédation sexuelle ».
« Malgré des allégations crédibles d’abus sexuels et de violences incestueuses sur des enfants par leur père, la France a fait peu de cas des principes de précaution et de l’intérêt supérieur de l’enfant, et a autorisé la maltraitance de leurs mères », accusent ces expertes, qui sont mandatées par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, mais ne s’expriment pas au nom de l’organisation elle-même.
Trois cas montrés du doigt
Les expertes s’appuient sur trois cas de mères poursuivies pour avoir soustrait les enfants à leurs pères respectifs, accusés de violences sexuelles ou physiques et psychologiques. Ces cas avaient été détaillés dans un courrier adressé par les expertes aux autorités françaises le 27 juillet 2023.
Les expertes « ont constaté que, selon les allégations, les enfants sont victimes d’abus sexuels ou courent un risque élevé d’abus sexuels de la part de leurs pères ou d’auteurs présumés contre lesquels il existe des preuves crédibles et troublantes d’abus sexuels incestueux ».
Mais « malgré ces assertions, et en l’absence d’enquête adéquate, ces enfants sont placés sous la garde des pères contre lesquels les allégations sont faites, et les mères sont sanctionnées pour enlèvement d’enfant pour avoir essayé de protéger leurs enfants », ont-elles souligné, ajoutant que « les enfants concernés restent sous la garde des auteurs présumés ».
Elles ont exhorté les autorités à respecter le « principe de précaution » et le « principe de diligence raisonnable » en matière de protection de l’enfance, en particulier pendant les procédures judiciaires, afin de permettre une approche préventive.
Intérêt supérieur de l’enfant
L’opinion de l’enfant doit être recherchée et respectée, et l’intérêt supérieur de l’enfant doit être la considération première avant que les décisions de garde ne soient prises en faveur de l’un des parents, ont insisté les expertes.
Elles jugent « essentiel de sensibiliser les responsables de l’application de la loi et de la justice et de renforcer leur capacité à surveiller et à traiter efficacement les violations des droits de l’homme dont sont victimes ces enfants et leurs mères ».
Les expertes ont suivi « avec intérêt les travaux de la Commission indépendante sur l’inceste et les abus sexuels sur mineurs (Ciivise), dont les conclusions confirment les préoccupations exprimées dans leur communication à la France ».
Convention Internationale des Droits de l’Enfant
Circulaire du 22 août 2024 – Date d’application : immédiate ?
La loi n° 2024-233 du 18 mars 2024 marque un tournant décisif dans la lutte contre les violences intrafamiliales en France. La nouvelle législation, vise à renforcer la protection et l’accompagnement des enfants victimes et covictimes de ces violences.
Manifestation à TOULOUSE du 16 novembre 2024
Nous étions présents à la manifestation organisée par le Collectif Enfantiste, au square Charles de GAULLE à TOULOUSE pour dire STOP aux infanticides, à l'inceste, à la pédocriminalité, aux maltraitances et à toutes les violences faites aux enfants.
Chaque année, en France, c’est plus de 160.000 Enfants qui subissent des violences sexuelles. ALARMANT !
Vous n’êtes pas concerné(e)s ?
Et que feriez-vous si demain vous l’étiez ? Que feriez-vous si un enfant, peut-être le vôtre, vous mimait des scènes d’agressions sexuelles qu’il dirait avoir subi de la part d’un proche ? Des scènes qu’aucun enfant ne peut imaginer, ni se faire souffler. Fermeriez-vous les yeux ? Boucheriez-vous les oreilles ? Est-ce que vous aussi, tout comme son agresseur, vous lui demanderiez de se taire ?
La PÉDOCRIMINALITÉ ce N’EST PAS TABOU ! Parlons-en partout ! Agissons ENSEMBLE !
Dans plus de 99% des cas, les plaintes pour agressions sexuelles sur mineurs sont classées sans suite. Moins de 1% des pédocriminels sont reconnus coupables. ABERRANT !

En France, l’enfance est en souffrance et il est grand temps que cela change !
Nous avons été au rendez-vous le samedi 16 novembre 2024 ensemble pour porter haut ce message. Nous sommes TOUS concernés !
Présentation de l’association

L’association a pour objet de mettre en lumière les violences notamment sexuelles intrafamiliales et sensibiliser chacun sur l’ampleur de la situation. Documenter, consigner, diffuser les vertigineuses étapes judiciaires supportées par les parents protecteurs des enfants mineurs victimes.
- Sensibiliser et informer sur les dénis de la société concernant les questions d’incestes et par extension les violences intrafamiliales sur mineurs.
- Documenter et consigner les témoignages du parcours judiciaire des parents à l’initiative des poursuites.
- Lutter contre les accusations « d’aliénation mentale » du parent rapporteur systématiquement avancée pour l’affaiblir dans les étapes judiciaires le menant au délit de non-représentation d’enfant.
- Documenter/ Orienter sur les étapes de la procédure judiciaire dès les premiers faits rapportés par les victimes mineures d’agressions sexuelles.
- Amplifier les témoignages des naufragés et ex-naufragés du système judiciaire afin d’apporter la pleine conscience à chacun.
- Se mettre en lien avec toutes les associations nationales et internationales.
- Mettre la lumière sur les lois et notamment les nouvelles circulaires existantes.


