Devant le Palais de Justice, nous réclamons des actes contre les violences sexistes et sexuelles

Ce lundi 17 août encore, nous nous sommes réunis devant le Palais de Justice de Toulouse pour poursuivre la mobilisation née après le meurtre de la petite Lyhanna.

Semaine après semaine, notre détermination demeure intacte. Parce que derrière chaque fait divers se cachent des défaillances, des alertes ignorées, des victimes insuffisamment protégées et des violences qui continuent de frapper femmes, enfants.
Cette mobilisation est celle de la mémoire, de la solidarité, mais aussi de l’action et du soutient à la mise en place rapide de la loi intégrale contre les Violences Sexistes et Sexuelles (VSS).

Une lecture tirée de « De chair et de fer »

Lors du rassemblement, une première intervenante a partagée un extrait de l’ouvrage De chair et de fer de Charlotte Puiseux.
🎥 Vidéo de la lecture :

Les mots de Charlotte Puiseux raisonnent dans notre lutte pour la mise en place de la loi intégrale contre les VSS et nous rappellent que les violences ne sont jamais des faits isolés. Elles s’inscrivent dans un système qui doit être interrogé et transformé si nous voulons construire une société véritablement protectrice et inclusive.

Une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles : l’urgence d’agir


La seconde intervention était consacrée à la lecture des principales mesures de la future loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, portée par de nombreuses organisations engagées dans la défense des droits des femmes et des enfants.
Cette loi est attendue par de nombreuses associations, parmi lesquelles la Fondation des Femmes, DELETE INCEST et de nombreux collectifs mobilisés partout en France.

🎥 Vidéo de la lecture :

rassemblement 17082026 le contenu de la loi intégrale contre les VSS.

Cette proposition de loi vise notamment à renforcer la prévention, améliorer le repérage des violences, mieux protéger les victimes, former l’ensemble des professionnels concernés et garantir des moyens suffisants pour que les droits des victimes soient effectivement appliqués.
Parce qu’il ne suffit plus de constater. Parce qu’il ne suffit plus de rendre hommage après chaque drame.
Nous avons besoin d’une réponse globale, ambitieuse et dotée de moyens à la hauteur des enjeux.

Comme la semaine passée la troisième intervention était consacrée à la lecture de la longue liste des victimes de féminicides recensées depuis le début de l’année 2026.
Une énumération interminable, terrible, insupportable 🥺
🖤Prénom après prénom.
🖤Âge après âge.
🖤Vie après vie.

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Nous continuerons à nous mobiliser


Chaque lundi notre présence devant le Palais de Justice est un rappel que les victimes ne doivent pas être oubliées.
Nous continuerons à porter leurs voix, à dénoncer les violences et à soutenir toutes les initiatives visant à mieux protéger les femmes et les enfants.

Pour Lyhanna, pour toutes les victimes.

Pour que les violences sexistes, sexuelles et les violences faites aux enfants deviennent enfin une priorité politique et sociétale.

Toulouse : plusieurs centaines de personnes réunies place du Capitole pour exiger une loi intégrale contre les violences sexuelles

  • 04/07/2026 devant le Capitole de Toulouse

Le samedi 4 juillet 2026, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées place du Capitole à Toulouse pour répondre à l’appel national en faveur d’une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles faites aux enfants et aux femmes. Cette mobilisation s’inscrivait dans une journée d’actions organisée dans près de 80 villes partout en France.

L’association Delete Incest était présente aux côtés de nombreuses victimes, familles, parents protecteurs, professionnels, militants, organisations syndicales et associations engagées dans la protection de l’enfance.
Cette manifestation faisait suite aux trois rassemblements organisés les lundis précédents devant le Tribunal judiciaire de Toulouse, dans un contexte de forte émotion suscité par l’affaire Lyhanna, devenue le symbole des défaillances persistantes dans la prévention et le traitement des violences sexuelles faites aux enfants.

« Pour Lyhanna, on n’oublie pas ! »

Tout au long du rassemblement, un slogan a résonné sur la place du Capitole :
« Pour Lyhanna, on n’oublie pas ! »

Une minute de silence a été observée en hommage à cette enfant, avant que la foule ne réaffirme sa volonté de voir enfin émerger de véritables réponses politiques face à l’ampleur des violences sexuelles en France.
Les prises de parole se sont succédé pour rappeler que derrière chaque affaire médiatisée se cachent des milliers d’autres victimes dont les dossiers restent invisibles, souvent classés sans suite ou abandonnés faute de moyens suffisants.

Une mobilisation contre l’impunité

Au fil des discours, plusieurs thèmes sont revenus avec force :

  • la nécessité d’écouter la parole des enfants ;
  • le besoin d’une véritable protection des victimes pendant les enquêtes ;
  • le manque de moyens de la justice ;
  • la formation des professionnels ;
  • la prise en compte des réalités de l’inceste et des violences intrafamiliales ;
  • la situation des parents protecteurs souvent discrédités lorsqu’ils alertent les autorités ;
  • la lutte contre l’impunité des agresseurs.

Beaucoup de participants ont également rappelé un chiffre insupportable :
160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France.
Dans la majorité des cas, les violences sont commises par une personne connue de l’enfant, souvent au sein même de son environnement familial ou proche.

Une loi intégrale pour changer de paradigme

Au cœur de la mobilisation se trouvait une revendication commune : l’adoption rapide d’une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles.

Portée par une large coalition d’associations féministes et de protection de l’enfance, cette proposition vise à sortir d’une logique de réponses fragmentées pour mettre en place une politique globale articulée autour de plusieurs piliers :

  • la prévention ;
  • l’éducation ;
  • le repérage précoce des violences ;
  • l’accompagnement médical et psychologique des victimes ;
  • l’amélioration du parcours judiciaire ;
  • la protection effective des enfants ;
  • la lutte contre la récidive ;
  • la réparation des préjudices subis.

Cette approche s’inspire notamment de modèles déjà mis en œuvre dans d’autres pays européens.

Une présence politique encore trop discrète

Parmi les personnalités présentes, nous avons notamment remarqué la présence du député François Piquemal, venu apporter son soutien à la mobilisation.
En revanche, peu d’élus locaux ou nationaux étaient visibles sur la place du Capitole alors même que les violences sexuelles faites aux enfants constituent un enjeu majeur de santé publique, de justice et de protection de l’enfance.
Cette faible représentation politique interroge alors que les associations, les victimes et les familles ne cessent d’alerter sur l’urgence de la situation.

Continuer à se mobiliser, rdv le 06/07/2026 à 18h

La mobilisation continue dès demain le 6 juillet 2026 à 18h devant le Palais de Justice

La manifestation du 4 juillet place du Capitole n’est qu’une étape dans un mouvement citoyen qui ne faiblit pas.
Face aux violences sexuelles faites aux enfants, face aux classements sans suite, face aux défaillances qui continuent de mettre des mineurs en danger, nous refusons le silence et l’inaction.
L’association Delete Incest sera à nouveau présente demain, lundi 6 juillet, à 18h devant le Palais de Justice de Toulouse, aux côtés des victimes, des parents protecteurs, des citoyens et des associations mobilisées pour la protection de l’enfance.
Nous appelons toutes les personnes qui souhaitent défendre les droits des enfants, soutenir les victimes et réclamer l’application d’une véritable loi intégrale contre les violences sexuelles à nous rejoindre.
Parce que 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France.
Parce que la protection des enfants doit être une priorité absolue.
Parce que nous ne pouvons plus attendre.
📍 Rendez-vous lundi 6 juillet 2026 à 18h devant le Palais de Justice de Toulouse.
Ensemble, faisons entendre la voix des enfants.

Toulouse : après trois lundis de mobilisation devant le Tribunal, rendez-vous samedi 04/07/2026 à 11h, place du Capitole pour exiger une véritable protection des enfants victimes de violences sexuelles

08/06/2026 devant le palais de justice de Toulouse

Depuis plus de trois semaines en juin 2026, face à la mort de la petite 🖤Lyhanna 🖤,des militants, des victimes, des parents protecteurs, des élus de Toulouse métropole et plusieurs associations engagées dans la lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants se rassemblent chaque lundi devant le Tribunal judiciaire de Toulouse.

L’association Delete Incest, aux côtés d’autres collectifs citoyens, était présente lors de ces mobilisations successives pour porter une parole devenue impossible à taire : celle des milliers d’enfants victimes de violences sexuelles dont les droits et la protection demeurent encore trop souvent bafoués.
Demain, la mobilisation se poursuivra place du Capitole à Toulouse, afin de rappeler que derrière chaque statistique se cache une enfance détruite, une famille brisée et un système qui, trop souvent, échoue à protéger les victimes.

Trois semaines de mobilisation devant le Tribunal de Toulouse

  • 22/06/2026 devant le palais de justice de Toulouse

Ces trois derniers lundis, les rassemblements organisés devant le Tribunal judiciaire de Toulouse avaient un objectif clair : dénoncer les dysfonctionnements persistants dans le traitement des violences sexuelles intrafamiliales et exiger des réformes immédiates.
Au fil des prises de parole, les témoignages de victimes devenues adultes, de parents protecteurs et de professionnels ont mis en lumière une réalité préoccupante :

  • des signalements qui ne sont pas toujours suivis d’enquêtes approfondies ;
  • des procédures particulièrement longues ;
  • des classements sans suite vécus comme une nouvelle violence par les victimes ;
  • des enfants parfois contraints de maintenir des liens avec la personne qu’ils dénoncent ;
  • des parents protecteurs fréquemment accusés d’instrumentalisation lorsqu’ils alertent les autorités.

Ces rassemblements ont également permis de rappeler que les violences sexuelles sur mineurs ne relèvent pas de faits isolés mais d’un phénomène massif qui concerne toute la société.

Une urgence nationale : 160 000 enfants victimes chaque année

En France, les estimations indiquent qu’environ 160 000 enfants sont victimes chaque année de violences sexuelles.
Dans l’immense majorité des situations, les auteurs ne sont pas des inconnus. Il s’agit le plus souvent d’un membre de la famille, d’un proche ou d’une personne exerçant une autorité ou une influence sur l’enfant.
L’inceste demeure l’une des formes de violence les plus difficiles à révéler et à faire reconnaître. La peur, l’emprise, la dépendance affective et les pressions familiales réduisent souvent les possibilités de parole des enfants.
Lorsque la parole émerge enfin, le parcours judiciaire et institutionnel reste encore trop souvent semé d’obstacles.

Les parents protecteurs : des lanceurs d’alerte trop souvent discrédités

De nombreux parents qui signalent des violences dénoncent une inversion des responsabilités.
Au lieu de voir leurs alertes examinées avec toute la prudence nécessaire, certains se retrouvent soupçonnés de manipulation, de conflit parental ou d’instrumentalisation de l’enfant.
Cette situation a des conséquences dramatiques. Elle peut conduire à minimiser les révélations de l’enfant et à fragiliser davantage encore les familles qui cherchent à le protéger.
Le principe devrait pourtant être simple : lorsqu’un enfant révèle des violences sexuelles, sa parole doit être accueillie avec sérieux, compétence et protection, sans préjugé ni stigmatisation des adultes qui l’accompagnent.

Pour l’application immédiate d’une loi intégrale contre les violences sexuelles faites aux enfants

Les associations mobilisées demandent l’application immédiate d’une politique globale et cohérente de lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants.

Cette loi intégrale repose notamment sur plusieurs axes essentiels :

1. La protection immédiate des enfants

Lorsqu’une suspicion de violences sexuelles existe, la priorité absolue doit être la protection de l’enfant durant toute la durée de l’enquête.

2. Une formation obligatoire des professionnels

Magistrats, policiers, gendarmes, travailleurs sociaux, médecins, psychologues et personnels de l’Éducation nationale doivent être formés aux mécanismes de l’inceste, de l’emprise et du psychotraumatisme.

3. La prise en compte des connaissances scientifiques

Les décisions judiciaires et administratives doivent s’appuyer sur les connaissances actuelles concernant les violences sexuelles et leurs conséquences sur le développement de l’enfant.

4. Un accompagnement spécialisé des victimes

Chaque enfant victime doit pouvoir bénéficier rapidement d’un accompagnement médical, psychologique, social et juridique adapté.

5. La fin de l’impunité

Les victimes et leurs familles demandent que les enquêtes soient menées avec tous les moyens nécessaires et que les classements sans suite ne deviennent pas la réponse systématique à des faits particulièrement graves.

6. Une véritable prévention

La lutte contre les violences sexuelles passe également par l’information des enfants, des familles et de l’ensemble de la société afin de mieux détecter les situations de danger et permettre une révélation plus précoce des violences.

Rendez-vous demain place du Capitole

Demain, place du Capitole, nous serons à nouveau présents pour rappeler que la protection des enfants ne peut plus attendre.
Nous serons là pour les victimes qui n’ont jamais été entendues.
Pour celles et ceux dont les dossiers ont été classés sans suite.
Pour les parents protecteurs qui continuent de se battre malgré les pressions et les accusations.
Et surtout pour les 160 000 enfants qui, chaque année, subissent des violences sexuelles en France.
Parce qu’un enfant doit être protégé avant tout.
Parce que la parole des victimes mérite d’être entendue.
Parce que l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants constituent une urgence absolue.

Rendez-vous samedi 04 juillet 2026 à 11h, place du Capitole à Toulouse. Mobilisons-nous pour que la protection des enfants devienne enfin une priorité nationale.